mardi 22 décembre 2009

regarder les étoiles...


Nous sommes tous dans le caniveau,
mais certains d'entre nous regardent les étoiles.
Oscar Wilde

mercredi 16 décembre 2009

Contrat d'édition : Travaillez plus pour gagner moins !


Négocier un contrat avec une maison d’édition n’est jamais chose facile. Il est bien sûr nécessaire de convenir des avances sur droits et pourcentage sur le prix de vente H.T. de l’album mais cela est encore relativement facile de trouver un compromis acceptable pour les deux parties. Par contre, ce que beaucoup ont tendance à oublier et qui est pourtant capital, ce sont les négociations concernant les diverses clauses du contrat. Et là il y en a des choses écrites en petits caractères dans de longues phrases bien compliquées… La plupart du temps ces clauses sont plus à l’avantage de l’éditeur que de l’auteur-illustrateur.
Voici les épreuves validées pour la couverture d’une anthologie de « Gute-Nacht-Geschichten für die Kleinen » que je n’illustrerai pas, la maison d’édition ayant refusé de procéder à certaines modifications dans les clauses du contrat; j’ai déjà travaillé sur ce projet depuis plus d’un mois en envoyant à l'éditeur, en réponse à sa demande, les esquisses pour 8 histoires, esquisses d’ailleurs validées par l’éditeur en question. Cet album devait contenir une quarantaine d’illustrations+ vignettes + couve, le tout à réaliser d'ici fin février 2010.Le hic c’est que depuis plusieurs semaines je demandais un contrat écrit et celui-ci ne m’a été envoyé que très récemment. Le contrat était loin d’être parfait ; il me semblait du coup souhaitable et nécessaire d’y apporter quelques sérieuses modifications. Je demandais notamment que mon nom soit bien visible sur la couverture de l’album et mentionné à chaque réutilisation d’une des illustrations de l’album, ce que l'éditeur m'a affirmé être chose impossible pour lui! La maison d’édition ayant également un département audio, celle-ci me proposait généreusement un forfait de 200 € pour l’utilisation éventuelle d’une de mes illustrations comme couverture de CD.
Autre point d’achoppement : au cas où la maison d’édition après réception de l’ensemble des originaux décidait finalement de renoncer à éditer le projet pour une raison ou une autre, l’éditeur proposait de ne me verser en dédommagement qu’un tiers de l’avance sur droits à savoir 1000 € ; déjà 3 ou 4 mois de travail pour 3000 € ce n’est pas le Pérou, mais 1000, alors là comment vivre, comment seulement payer son matériel (le papier et les couleurs, ça coûte et ça se paye avant de pouvoir les utiliser).
Je souhaitais également que cette avance de 3000 € me soit versée en 2 parties, l'une à la signature du contrat, l'autre à la remise des originaux. L'éditeur n'acceptait qu'un seul versement à la remise des originaux. Quand vous faites construire une maison, vous attendez de recevoir les clefs pour verser le premier centime ???
Certains éditeurs ont la fâcheuse tendance d’oublier qu’illustrer est un travail à temps plein, un métier et non un hobby, qu’un illustrateur ne vit pas seulement d’amour et d’eau fraîche. Lorsque vous avez l’audace de demander à l’éditeur s’il accepterait de travailler pour un salaire aussi bas que celui qu’il vous propose et que vous lui rappelez que lui aussi a probablement négocié son contrat d’embauche, il s’en offusque. Ce que fait l’éditeur ne regarde pas l’illustrateur, cette petite personne qui « s’occupe » en gribouillant.
Alors prenez plaisir à ces deux illustrations ; moi je vais aller me reposer, rêver d’un monde plus juste où règnerait un commerce équitable, et demain je reprendrai mon crayon et mes pinceaux et continuerai la route. « Kopf hoch ! » hat mir Alex gesagt. Ja Alex, Du hast recht.

lundi 7 décembre 2009

Fond de tiroir



Et voici une « vieillerie » d’il y a à peu près 2 ou 3 ans retrouvée à l’instant. Pas si mal après tout…

jeudi 3 décembre 2009

ça va venir !



Je sais, mea culpa, mea maxima culpa, ça fait belle lurette que je n'ai pas posté de nouvelles. Comme vous vous en doutez, beaucoup de travail et je ne vais pas m'en plaindre quand tant d'illustrateurs rèvent désespérément d'en avoir. Pour me faire pardonner, je vais poster quelques esquisses en avant-première.


dimanche 20 septembre 2009

Une photo qui donne chaud au cœur !



Merci à Aurélie & Didier, Antonin, Aimé, Ferréol, Siméon et Marceau, pour cette photo rayon de soleil envoyé depuis Marseille.
Merci également à Marie-Thérèse & Gérard, les grands-parents qui leur ont offert mes albums. En littérature jeunesse, faut toujours se fier au choix des grands-parents, surtout quand ils ont un goût très sûr. :)

lundi 7 septembre 2009

Esope, Phèdre ou La Fontaine ?


En grec, en latin ou en français, à vous de choisir...



Fame coacta vulpes alta in vinea
Uvam appetebat summis saliens viribus;
Quam tangere ut non potuit, discedens ait:
"Nondum matura est; nolo acerbam sumere".
Qui facere quae non possunt verbis elevant,
Ascribere hoc debebunt exemplum sibi.

Certain renard gascon, d'autres disent normand,
Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille
Des raisins mûrs apparemment ,
Et couverts d'une peau vermeille.
Le galand en eut fait volontiers un repas;
Mais comme il n'y pouvait point atteindre:
«Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.»

mardi 1 septembre 2009

« Qu’est-ce que tu feras quand tu seras grande ? »

Aujourd’hui, jour de prérentrée scolaire, j'aimerais vous inviter à aller découvrir le blog d’une femme écrivain, Anne des Ocreries:
http://cametriturealorsjencause.blogspot.com/

Notre ministre de l’Education Nationale devrait recommander à tous les enseignants la lecture du billet d'Anne daté du mercredi 26 août.

lundi 31 août 2009

Dangereuse lecture

Tu dois lire ! Vous devez lire ! Il faut lire !
Ces prochains jours, bon nombre de parents et d’enseignants reprendront cet « interminable litanie de la parole éducative : il faut lire… », lire pour apprendre, lire pour réussir, lire pour…
« Lisez pour vivre ! » que disait déjà Flaubert à son amie Louise. Mais si Flaubert « renvoyait la Louise à ses bouquins, c’était pour qu’elle lui fiche la paix, qu’elle le laisse travailler tranquille à sa Bovary, et qu’elle n’aille pas lui faire un enfant dans le dos. » (cf. Pennac - Comme un roman – Ed. Gallimard)
Tu dois lire ! Et si l’enfant vous répondait : « Lire ? Si j’veux, quand j’veux, où j’veux, c’que j’veux »




Personnellement je ne me souviens pas d’avoir entendu cette injonction de lire dans la bouche de mes parents ; au contraire, à l’heure où les enfants sages devaient dormir pour être en forme en classe le lendemain, mes parents me disaient avec un soupir dans la voix (un gros soupir): « T’es encore en train de lire ». Ils pouvaient toujours causer, eux qui, je le savais très bien, lisaient souvent jusque tard dans la nuit, eux qui au petit-déjeuner avaient déjà le nez plongé dans un bouquin, eux qui adoraient emporter aux toilettes « quelque chose » à lire, eux qui m’emmenaient de bon cœur à la bibliothèque car ils en ressortaient avec au moins autant de livres à dévorer que moi… D’ailleurs, à la bibliothèque, pour avoir le droit d’emprunter plus que cinq livres par semaine, j’avais trouvé une super combine : j’utilisais les cartes de mes 3 grands-frères. De quoi tenir le siège pendant toute une semaine !
Contaminée très jeune par le terrible virus de la lecture, je crois que je ne guérirai jamais de cette douce maladie. Non, ce que j’ai entendu ce n’était pas « tu dois lire ! » mais bien plus « arrête de lire, fais tes devoirs ! », « arrête de lire, va jouer dehors ! » (ah oui, par beau temps il fallait s’aérer…), « pose ton livre, viens manger ! ». Résultat :
-je n’ai pas fait de longues études et je ne suis pas bardée de diplômes
-je suis nulle aux jeux de ballons et je ne sais pas tenir sur une bicyclette
-je suis une plante de serre, pâle comme un cachet d’aspirine
mais je suis heureuse,
-heureuse de pouvoir jongler avec les mots, d’écrire et de dessiner pour les enfants,
-heureuse de pouvoir m’évader par les fenêtres des livres,
-heureuse de ne pas avoir attrapé de cancer de la peau par surexposition au soleil,
heureuse de pouvoir lire.

Est-ce que dans la famille nous avons tous contracté le virus de la lecture? Oui et non, en tout cas pas de la même façon. L’aîné de mes trois frères est celui qui lisait le moins, du moins pratiquement pas de romans, uniquement des livres scientifiques, des notices techniques, des B.D., des livres de photos. Cela ne l’a pas empêché de devenir médecin. Alors, le « tu dois lire pour réussir dans la vie, pour avoir un bon métier », bof !
Le troisième de mes frères a appris à lire bien plus tard que la moyenne des enfants. Il appréciait que les parents lui fassent la lecture chaque soir, aimait regarder des albums (lecture d’images), mais ne voyait absolument pas l’utilité d’apprendre à lire lui-même jusqu’au jour où, passionné par les mathématiques il lui a bien fallu s’y mettre pour pouvoir lire les énoncés des problèmes, ces jeux qui le passionnaient tant. Depuis, il a dévoré bon nombre de B.D. et de Bob Morane, une montagne de littérature fantastique, s’est passionné pour l’informatique et est devenu ingénieur chez Microsoft.
Point de vue lecture, c’est probablement avec mon frère n°2, danseur classique (maintenant skippeur) que j’ai le plus de points communs ; il a toujours beaucoup aimé lire et c’est avec lui que j’ai découvert toute jeune le Salon du Livre Jeunesse de Montreuil et la La Foire du livre de Paris, manifestations impressionnantes pour un petit bout de chou venant du fin fond de l’Alsace.

En tout cas, ce n’est pas en lisant beaucoup que l’on devient bon(ne) en orthographe ; j’en suis une preuve vivante avec mon orthographe depuis toujours débordante d’originalité et de fantaisie. C'est tellement plus beau ! Mes anciennes institutrices ne me contrediront sûrement pas… et vivent les dictionnaires !

lundi 17 août 2009

Erster Schultag in der Schweiz

Heute beginnt in vielen Kantonen das Schuljahr. Darum möchte ich allen Kindern, Lehrer und Lehrerinnen, einen guten Start wünschen.


La semaine dernière, de passage dans les Graubünden, j’ai eu le plaisir d’y rencontrer quelques enfants dans le cadre fort sympathique de la petite bibliothèque scolaire et municipale de Vals.


Un fil qui passe par deux petits trous… A quoi cela vous fait-il penser ? Comme ces enfants, amusez-vous, laissez gambader votre imagination !






Un grand merci à Pia et Daniela, les bibliothécaires,
à Julia, l’institutrice qui avait préparé le mot d’invitation,
et à tous les enfants et adultes pour leur accueil chaleureux et ce bon moment passé ensemble.
Promis, je reviendrai et nous redessinerons ensemble.

lundi 3 août 2009

Allier l’utile à l’agréable …Klönen mit Tieren

Pour bien dessiner les animaux, rien de tel que d’aller les observer de ses propres yeux. L’Ecomusée d’Ungersheim, véritable arche de Noé grouillante d’animaux domestiques, est un lieu propice à une telle observation.




Tailler bavette avec un adorable petit âne, conter fleurette aux chèvres coquines, caresser les lapins aux pelages si doux, écouter les cochons grouiner et les cigognes glottorer, telles ont été mes activités de dimanche dernier.



Petit secret : Tous ces animaux et bien d’autres encore, vous aurez l’occasion de les découvrir en compagnie du Père Noël dans un de mes prochains albums (parution probable : Noël 2011). Pour vous faire patienter agréablement, je posterai de temps à autre certaines esquisses sur ce blog.


En attendant, petits et grands, n’hésitez pas, faites une virée à l’Ecomusée d’Ungersheim ! Vous ne le regretterez pas.
http://www.ecomusee-alsace.fr/presentation-generale

mercredi 29 juillet 2009

Nichts tun und das Leben auf sich regnen lassen

Temps béni des vacances, temps propice à la lecture...
En partage, ces quelques lignes écrites par Anselm Grün:

"Was machen Sie?" wurde die Dichterin Rahel Varnhagen einmal gefragt.
Ihre Antwort: "Nichts. Ich lasse das Leben auf mich regnen."

"Rahel Varnhagen sieht den Regen als Bild für das Leben. Sie stellt sich in den Strom des Lebens. Das Leben ist überall da. Es umgibt uns. Wir brauchen uns nur zu öffnen. Dann spüren wir, wie das Leben auf uns einregnet. Das Leben wahrzunehmen, das schon da ist, das ist Lust am Leben."
Anselm Grün - Das kleine Buch der Lebenslust - HERDER spektrum 2004 - S.52-53

Pluie de la vie... pluie bienfaisante ... Moment délicieux où l'on sent cette vie couler en chacune de nos terres.
Bonnes vacances "pluvieuses"!

lundi 13 juillet 2009

Déesse indienne ? non non, juste illustratrice jeunesse !

Au printemps dernier, Cécile, élève de CM2 à Thouaré sur Loire près de Nantes, m’avait contactée ; elle préparait un exposé sur le métier qu’elle souhaiterait exercer plus tard.

Parmi les questions que m’avait posées Cécile, en voici quelques unes auxquelles j’ai repensé aujourd’hui :

« - Comment se passe une journée type de votre travail ?
- Comment vous organisez-vous ?
- Est-ce-que le métier d’illustrateur est un métier difficile ?
- Avez-vous des conseils à me donner ? »

Et voici ma réponse en image :


Sache, Cécile, que le métier d’illustrateur est un métier super,
surtout si tu aimes l’imprévu,
si tu es capable de faire 36 choses en même temps sans paniquer et sans te mélanger les pinceaux,
et si te contenter d’une pizza comme repas du soir ne t’effraie pas.

lundi 29 juin 2009

Oeuvre collective !




Vianney, un grand merci à toi pour cette belle fleur pleine du soleil de Bretagne; elle sent bon les vacances!
Bises
Sarah Emmanuelle

mercredi 17 juin 2009

« Je vais te manquer »

La vie, la mort, l’amour, la maternité, l’immigration, les rêves, les regrets, le destin, la création... autant de sujets effleurés dans « Je vais te manquer », premier film d’Amanda Sthers ; Beaucoup de ces points mériteraient d’être approfondis. N’empêche que le couple Bouquet – Arditi nous offre quelques belles scènes au centre de ce potpourri de tranches de vie.

A noter tout particulièrement la réponse qu’Olivier (Patrick Mille), père divorcé et éditeur, y fait à sa fille lorsque celle-ci lui demande à propos d’un manuscrit qu’il est en train de corriger :
« Pourquoi tes auteurs ils n’écrivent pas des livres pour enfants ?
- Ils ne sont pas assez doués ; tu sais, c’est très difficile d’écrire des histoires à dormir debout »
Ma transcription de ce dialogue est approximative (désolée, je n’allais pas payer 2 séances de cinéma rien que pour réentendre ces 2 phrases) mais à peu de chose près, ce sont les mots qu’A.Sthers a mis dans la bouche de ses acteurs.



Ecrire pour les enfants… s’exprimer avec des mots simples, des mots qui sonnent justes, des mots qui les accrochent et qui soient compréhensibles par ces petites têtes blondes de toutes nationalités, un sacré défi ! Certaines personnes vont jusqu’à se demander si les textes des albums jeunesse sont vraiment dignes d’être considérés comme de la littérature, de la « vraie ». Nourrir l’esprit et le cœur des enfants n’est pourtant pas chose facile ; cela demande beaucoup d’attention et de respect envers nos jeunes lecteurs, peut-être même plus qu’en littérature adulte. Lors de salons du livre, j’ai été à maintes reprises frappée par les regards hautains de certains auteurs de littérature adulte, regards lancés à leurs confrères jeunesse…

La scène de la rencontre de Marcel (Pierre Arditi) et de Julia (Carole Bouquet) m’a bien fait sourire. En effet, dans le film, Marcel fait le tour des librairies pour voir si ses œuvres sont bien mises en valeur et, comme s’il allait commettre un méfait, épie anxieusement son entourage avant de déplacer fort discrètement ses ouvrages pour les mettre en avant ; Sans oublier d’y apposer la pancarte « meilleures ventes » :)


Avouez, combien d’entre nous n’en ont-ils pas fait autant ? Car quelle déception quand dans les rayonnages des librairies vous découvrez vos albums cachés derrière des best-sellers, ou pire encore quand vous ne les trouvez pas du tout … L’expression « disponible dans toutes les bonnes librairies », ça vous dit quelque chose ??? En tout cas, même si malheureusement en France mes albums ne sont pas toujours présents dans toutes les librairies, il y a des petits clins d’œil de jeunes lecteurs américains qui font bien plaisir à recevoir et vous encouragent à continuer votre métier. Un grand merci à la famille Parsons de m’avoir permis de publier dans ce billet la photo de leur fille lisant « One more egg ».


Et pour ceux qui en douteraient, eh oui, mon premier album « Bravo, Petite Poule » a été traduit en 10 langues différentes, en 19 éditions album et 3 éditions cartonnées. Le moins que l’on puisse dire, c'est que ça cartonne ! ;)

Ah, si tous mes albums pouvaient rencontrer le même succès. Et après tout, pourquoi mon rêve ne deviendrait-il pas réalité ? Allez, rendez-moi un service, filez en librairie, demandez au libraire de commander mes albums. Faites donc un Sarahthon…Merci !

dimanche 7 juin 2009

« Mehr Licht ! (Plus de lumière !) »

Triste dimanche ! Nous n’avons eu droit aujourd’hui qu’à d’éparses étincelles de lumière, cette lumière si chère à nous illustrateurs dont le travail consiste à enfanter des images rayonnantes de clarté.
En effet, « Illustrer » vient du grec « illustrare », mettre en lumière, éclairer. Au sens propre comme au sens figuré.
« Mehr Licht ! (Plus de lumière !) » furent les dernières paroles de Goethe. L’on ne sait si, les disant, Goethe souhaitait que l’on remédiât par quelque chandelier à l’obscurcissement pour ses yeux de la pièce où il s’éteignait - du monde qu’il allait quitter - ou si, au contraire, il désirait nous parler de ce qu’il entrevoyait peut-être déjà, d’une clarté au seuil de l’inconnu, lumière encore invisible à nos yeux.

Que l'illustration ci-dessous extraite d’un de mes albums (parution printemps 2010 au NordSüd Verlag) vous apporte un peu de tendresse et de lumière en ce soir de Fête des mères !

mardi 2 juin 2009

Bonne semaine !

Petit clin d'oeil complice pour vous accompagner tout au long de cette semaine !

jeudi 21 mai 2009

Enfants de Vals

L’hiver passé j’ai eu le plaisir de rencontrer dix-sept "petits Suisses" à l’école de Vals. Charmant village alpestre situé au fin fond d’une vallée des Grisons, Vals est surtout connu pour sa Valser et ses magnifiques thermes tout en gneiss, œuvre de l’architecte Peter Zumthor. Peter Zumthor vient de se voir décerner le prestigieux prix Pritzker 2009. Il recevra cet honneur, souvent décrit comme le « prix Nobel de l’architecture », lors d’une cérémonie à Buenos Aires la semaine prochaine. Mais derrière tout grand homme se cache une femme, grande elle aussi, grande de par son dévouement, son soutien, sa discrétion. Alors une telle distinction ne revient-elle pas autant au couple qu'à l'homme tout seul ? Sans son épouse, M.Zumthor serait-il devenu ce grand homme ?
http://www.therme-vals.ch/bad/index.html#
http://www.pritzkerprize.com/laureates/2009/bio.html
Le mariage de l’eau et de la pierre, le mariage de l’air et du feu, font de ces thermes à l’architecture grandiose et dépouillée un havre de paix propice au repos et au ressourcement. Si je pouvais choisir mon lieu de résidence, c’est sans aucun doute à Vals que j’élirais domicile.
L’année passée, Annalisa, l’épouse de M.Zumthor, a eu la gentillesse de m’emmener visiter le chantier de sa nouvelle maison implantée au-dessus de Vals, là où terre et ciel se rejoignent, une maison toute en bois à l’architecture tout aussi épurée que celle des thermes, une maison où l’on se sent merveilleusement bien, une maison avec un je ne sais quoi de monacal (étonnant que les cisterciens n’aient jamais fait appel à P.Z. pour la construction d’un monastère), une maison que je rêverais d’habiter.

Mais revenons à nos petits écoliers de Vals. La semaine dernière, Julia Stoffel, l’institutrice de la 1. & 2. Klasse, m’a fait parvenir les histoires écrites et illustrées par ses élèves suite à mon intervention dans leur école. Le travail fourni par ces 17 enfants (et par leur enseignante) est remarquable. Ramina, Sarah, Mike, Marca, Jonas, Ricardo, Larissa, Désirée, Daniel, Cindy, Shannon, Diego, Jessica, Tamara, Armin, Angelo ,Levin, j’ai lu attentivement chacune de vos histoires. Elles sont toutes super. Bravo à chacun de vous. Cet été je reviendrai à Vals et même si l’école sera fermée à cette période, nous pourrons nous retrouver à la bibliothèque communale. D’accord ?
Il m’est malheureusement impossible de publier dans ce blog l’intégralité des créations des enfants ; en voici juste deux, celle de Cindy et celle de Levin. Bonne lecture ! Et à vous les enfants, bonne fin de trimestre et à bientôt !




mercredi 20 mai 2009

Fables « chinoises » de Monsieur de La Fontaine

Voici deux dessins, extraits d’un travail de commande pour l’illustration d’un site web. Dans le cahier des charges, il était précisé que ces illustrations de fables de La Fontaine devaient être traitées en ombres chinoises. Le résultat est plutôt sympa, ne trouvez-vous pas ?



Devinette : A quelle fable se rapportent ces deux illustrations ?

lundi 18 mai 2009

Foire du Livre-Saint- Louis : De l'art de dédicacer

Se trouver debout de l’autre côté de la table,
Patienter incognito parmi les lecteurs,
Croyez-moi, c’est bon aussi !

Pour faire une bonne dédicace, il faut…

S’appliquer


Ecouter (dans le bruit)


Echanger (rapidement)


Avoir de l’inspiration (instantanément)


Et s’y lancer (courageusement)

Merci M.Pennac !

mardi 5 mai 2009

Papa Rapluie

En avril, ne te découvre pas d'un fil,
et en mai, sans Papa Rapluie ne sors jamais !


Mais que c'est bon de tremper son petit doigt dans les flaques d'eau...n'est-ce pas Vianney ?

mardi 21 avril 2009

Chocolattitude ou carotte attitude ? A vous de choisir !

lu dans La Croix du 21/04/2009 :


Et si vous préférez vous baigner dans le chocolat, voici un lapin made in Burgland qui a succombé à la "chocolattitude" :


PS: Vous pouvez retrouver chaque jour Alain Rémond et son "Billet" plein d'humour en dernière page du journal La Croix. (bon, vous vous en doutez, il y a bien sûr encore bien d'autres choses à lire dans ce quotidien que j'apprécie beaucoup :))

jeudi 16 avril 2009

Pas encore riche mais déjà célèbre…

Ceux qui ont lu les commentaires relatifs à mon billet du 15 avril se demandent peut-être qui est cette fameuse Faustine dont parle le non moins fameux Gérard. Il s’agit de Faustine Bollaert, animatrice d'Europe 1. Dans son émission du 5 novembre 2008 « Et si c’était ça le bonheur », Faustine avait deux invitées : la psychologue Maryse Vaillant et… l’auteur-illustrateur dont vous aurez deviné l’identité. Le sujet de l’émission avait été : « Comment me faire pardonner d’avoir un enfant préféré ? ».
Europe 1 m’avait contactée la veille de l’émission car mon album «Le préféré de maman » traitant justement de ce sujet délicat, avait retenu l’ attention des journalistes de cette station de radio. Cette émission d’Europe 1 ressemble à un vrai marathon. Pas étonnant avec une animatrice qui pète la vie. C’est du direct complet, sans aucun artifice ; pas facile de répondre en quelques minutes, sans connaître auparavant la question de l’animatrice et donc sans pouvoir préparer sa réponse avant le direct à l’antenne. Le téléphone sonne à votre domicile, Faustine vous pose sa question du jour et sans nul délai de réflexion vous êtes invitée à répondre immédiatement, du tac au tac. Si vous souhaitez connaître ce que l’animatrice et l’autre invitée ont dit avant votre intervention, vous devez vous-même suivre en direct l’émission en cours.
Pour réécouter l’émission, il vous suffit de cliquer sur le lien :

http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/Decouvertes/Et-si-c-etait-ca-le-bonheur-Faustine-Bollaert/Et-si-c-etait-ca-le-bonheur-5-novembre-2008


L’album « Le préféré de maman » raconte la vie quotidienne d’une famille nombreuse d’adorables petites souris ; Petit Trésor, le souriceau, se pose une question, une question fondamentale pour lui ; il aimerait savoir quel est l’enfant préféré de sa maman. Par la mise à la portée des enfants du magnifique texte d’un sage perse, cet album est une invitation à un échange entre parents et enfants. Alors, si vous avez lu « Le préféré de maman » je serais ravie de connaître vos réactions et celles de vos enfants. Merci !


"On demandait à un sage :
Tu as de nombreux enfants, quel est ton préféré ?
Il répondit :
Celui de mes enfants que je préfère,
c'est le plus petit jusqu'à ce qu'il grandisse,
celui qui est au loin jusqu'à ce qu'il revienne,celui qui est malade jusqu'à ce qu'il guérisse,
celui qui est prisonnier jusqu'à ce qu'il soit libéré,
celui qui est malheureux jusqu'à ce qu'il soit consolé."